Bali c’est à la fois l’harmonie parfaite entre la beauté des paysages et celle de ses habitants, entre les vagues graciles et les surfeurs qui s’y fondent, entre toutes les religions qui cohabitent sans jamais s’affronter (hindouistes, animistes, musulmans, catholiques…), entre le bleu profond de l’eau et le vert luxuriant de la végétation, la blancheur des plages de sable et la noirceur de la roche volcanique…
Mais si Bali est une des plus belle île du monde c’est aussi la plus polluée, des hôtels de luxe construits a 100 mètres des décharges publiques, des touristes qui claquent 100 dollars en boîte et qui a la sortie a 5h du mat repoussent des gamins de 4ans qui tentent de leur vendre des bracelets a 1dollar ,ceux qui viennent simplement pour le tourisme sexuel et qui sont fiers de rentrer au bras d’une gamine (ou d’un gamin) qui a les yeux défoncés…
Bref, Bali est une expérience vibrante et troublante que nous avons partagé avec Bastien et ses amis pendant une dizaine de jours. Nous nous levions très tôt pour aller chasser les belles vagues, et pendant qu’ils tentaient de les dompter je m’essayais à mes premieres videos de surf, mais je ne suis pas encore tout à fait au point… (c’est tout un art!).C’etait dur parfois de s’extraire des draps à 5h30 du mat (surtout pour moi et surtout après une nuit de fête) mais arriver sur la plage et voir le spectacle du soleil qui se lève sur l’océan, faisait oublier instantanément toute fatigue.
Malgrès tout, au bout de dix jours à ce rythme, elle s’était bien accumulée.
Donc après le depart de toute la clique, nous avons décidé de quitter Bali pour une petite île appellée Gili Gili Trawangan. Un véritable havre de paix,dont on fait le tour en moins de deux heures. Nous avons loué un petit bungalow qui donne sur l’océan pour seulement 4euros la nuit ptit dej compris (pancake banane ananas et thé, que demander de mieux!).Il est situé dans une des parties de l’île la plus déserte et le voisinage est casiment inexistant car nous sommes en basse saison. Le seul moyen de locomotion est ici le cheval, donc nous ne sommes pas non plus dérangé par les bruits de circulations.Au moment où je vous écrit quatres vaches mangent gracieusement l ‘herbe qui se trouve devant notre porte.Ici l’eau est turquoise et c’est un paradis pour les plongeurs, on espère voir des tortues avant notre départ…
Tous les soirs nous allons manger au seul petit restaurant qui se trouve à proximité du bungalow, tenu par Abdulla un local qui vit là avec toute sa famille:sa femme sa fille son fils (ses deux autres fils étudient dans l’île d’à côté).Ce sont des gens adorables qui me font souvent penser à notre famille du Nepal. Hier j’ai filmé toute la famille au travail dans le l’immense jardin qui se trouve derrière le restaurant.Ils y cultivent toutes sorte de choses:haricots, tomates, cacahuetes, maïs… Ils nous ont offert des noix de coco fraîches que le fils est allé décrocher avec une dextérité incroyable. Dyan la petite derniere qui aura bientôt huit ans s’est prêté volontier au jeu de la caméra et des photos.Son rêve est de devenir docteur pour pouvoir soigner son père quand il sera malade! Elle veut deux enfants. Le soir ils étaient très amusés de regarder sur la caméra ce que j’avais filmé durant la journée.Cela m’a fait vraiment du bien d’être avec eux, de partager leur joie de vivre et leur simplicité.
A très vite pour de nouvelles aventures Australiennes.
Karine
Je prend son relais pour vous embrasser tout d’abord.
Nous sommes allé sur une petite île avec mon bro et les potos, les vagues étaient jolies, les fonds aussi. Nous sommes allé voir un combat de coq, ça se passe sous une ombre de bambous tréssés, dans une moiteur très male et criarde. Un peu une ambiance à la “Gladiator”…. On a ficelé sur l’une des pattes du coq une lame empoisonée qui va donner la mort à l’autre. Il y a six an c’est un homme qui trop près du combat en a fait les frais. Le pari est de rigueur et la mise minimale est de 5dollards(50000roupies). Je pense que comme la corrida ce spectacle sera soit adorée comme détesté, pour ma part je le respecte et ai été fasciné par l’emplacement de cette lame, comme derière votre cheville, et la combativité des coqs. Parfois on sépare les deux coqs, le coatch souffle fort dans une narine pour lui vider les sinus par l’autre, et même si l’un d’entre eux à ce moment là a les yeux révulsés par l’agonie il suffit de le lacher pour le voir cavaller à toute allure pour affronter sont adversaire. Les propriétaires des bungalows où on dormait sont aussi curieux sur la corrida que moi sur ces combats.
Ici le temps perdu ce dit “jem karet”… le temps caoutchou!!
Hier soir au couché du soleil je me suis trouvé en compagnie d’un pêcheur qui dés que j ‘ai abordé ce sujet m’a proposé de m’y amener. RDV à 22h au même endroit, on est 5 ou 6 armés d’une lampe à gaz plus qu’efficace, une lance à trois dents, une épuisette, un fil de fer et un sac en fillet. La marée est très basse, l’eau ne dépasse pas le mi-molet (la mimolette me manque ainsi que tous les autres bons fromages, mangez en pour moi!), j’ai mis mes vieilles chaussures de skate. les coraux sont tranchants et n’épargent pas les chevilles. On avance donc progessivement et c’est sans cesse que nous accumulons les pieuvres en les plantant par la tête (les poumons en fait) sur ce fil de fer, les coquillages qui ici s’appelent tous ‘’sea food”, les poissons qui demandent plus de rapidité et donc d’adresse du bout de la lance. Puis vers 22h30… ah non, 2h du mat!!… déjà!!… les vieux font un feu sur la plage, éparpillant quelques cendres pour y coucher les coquillages. Après cinq minutes c’est un goût proche des bulots que j’ai retrouvé mais avec deux saveurs très différentes selon l’extrémité du mollusque que l’on gobe. Tout ça dans une ambiance très rieuse et taquine quand on manque sa proie. Repu j’ai retrouvé, sous une pluie battante et rafraichissante, Karine qui dormait dans son lit que je n’ai pas tardé à rejoindre un peu affolé par le volume des orages quelque peu inquiétant. Parfois même le bruit des vagues me parrait se rapprocher et je me noie dans un océan d’adrénaline.
Mais avec nous le soleil se lève et la pluie ne parait être qu’un horrible cauchemard improbable.
….oui, du bon vache pyrénéen….