rulururu

post BRIBES DE PEROU :

29 juin 2008

Classé dans : Non classé — karine @ 18:16

Le Pérou c’est aussi une partie de l’Amazonie que nous avons décidé d explorer. Nous avons débarqué à Iquitos dans le nord du pays. C’est la plus grande ville du monde accessible seulement par voie aérienne ou fluviale. Nous avons opté pour la première solution, car la deuxième prenait quasiment une semaine .Là nous avons passé 4jours dans la jungle amazonienne.Nous étions logés dans des bungalows sommaires mais comfortables.A quelques mètres de là on pouvait aller se prélasser sur la rive  d un bras du fleuve amazonien. 3perroquets vivaient avec nous, donc un certain Paco qui nous gratifiait environ 100fois par jour d’un ”Ola Paco”, et qui avait le rire le plus communicatif du monde!En bref, un petit paradis,si l on tente bien sur d oublier nos amis les moustiques, qui avaient pour seul objectif de nous faire croire qu’on avait attrapé la varicelle…Durant la journée on partait avec notre guide Alaïn sur le fleuve a bord de grands canoë en bois. Alaïn a 22ans et connaît tout ou presque sur ce lieu magique, on a eu beaucoup de chance de faire ce trip avec lui.Nous partions donc ainsi à la recherche de plantes médicinales(car dans la selva chaque plante est un remède spécifique,c est incroyable)ou d animaux sauvages:paresseux, singes,dauphins,iguanes…Tout ça encore c’était mignon,mais des que la nuit tombait c était un peu plus Idiana Jones:excursion dans la jungle,loupiottes collées au front et chaque parcelle de peau recouverte de répulsif à insectes, à la recherche de tarentules ou de boas constrictors…J’avoue là je faisais moins la maline,c est sûr que les plantes médicinales ça fait un peu moins monter l adrénaline!Surtout le moment ou Martin a pris le boa dans ses mains juste à côté de moi sur le canoë(merci mon poulet…),je n’étais pas comment dire,très sereine…(je hais ces bestioles sournoises!!!!!).

 

CHAMANISME AU CŒUR DE LA SELVA :

Le dernier soir avec Martin nous avons décidé de faire l’expérience du chamanisme car notre guide connaissait bien le chaman d’un village proche avec qui il avait fait plusieurs cérémonies. La plante utilisée s’appelle l ayahuaska(un alcool de liane dont l âme est l anaconda).Le chaman coupe une partie de cette liane qui se trouve sur un arbre précis de la selva amazonienne,la mélange a d autres herbes et liquides qui fermentent.La nuit tombée le chaman est arrivé dans notre chambre,l obscurité doit être quasi totale tout au long de la ceremonie.Nou sommes installés sur des matelas posés à même le sol.Alaïn participe avec nous,il veut savoir si sa femme qui est enceinte porte un garçon ou une fille.Nous nous ne savons pas vraiment à quoi nous attendre,ni ce que nous allons apprendre.Nous sommes dans une attente impatiente qui dure depuis le matin.Beaucoup de gens nous ont parlé de leurs expériences,certains voient des membres de leur famille des amis dans les activités de leur vie quotidienne,d autres voient des choses plutôt incongrues,presque tout le monde voit un anaconda(on dit qu’il est l’esprit de l ayahuaska) qui tente de rentrer sa langue dans votre bouche(pour ôter tout le mal que l’on a  l intérieur),cela dit j’ai pas du tout envie de voir cette bestiole sournoise…Le chaman a 64ans et pour stopper tout de suite votre imaginaire qui vagabonde,il n’a pas de plumes sur la tête(ou ailleurs) et un cache sexe en peau de mammouth!Ce soir là du moins il portait simplement un jean un t shirt et une casquette.Il a la peau brune, tracée de quelques rides.Il s assoit devant nous après nous avoir salué.Nous sommes encore dans une semi obscurité.Il déballe differents objets de son sac :une bouteille en verre contenant l ayahuaska,des cigarettes de son propre tabac,des feuilles de palmier séchées et reliées entre elles,une bouteille contenant un alcool incolore.Demarre la cérémonie.Le chaman se met à siffloter un air qui reste encore clairement imprimé ma mémoire.Une rengaine incessante mais étrangement apaisante. Il aspire la fumée de la première cigarette et la souffle loin devant lui pour éloigner les esprits des mauvais chamans.Je filme tout cela avec le night shot de la camera, son visage m’aparait donc avec une couleur verdâtre qui rend les choses encore plus étranges qu elles ne le sont déjà. Pendant un quart d heure environ le chaman continue à siffloter et à agiter en rythme les feuilles de palmiers séchées qui sont clairement un bon accompagnement musical ! Enfin il verse l ayahuaska dans un verre et le tend à Martin. Celui-ci l avale d’un trait après avoir répété dans sa tête « ayahuaska je te salue et te prend avec foi » et se cale contre le mur. Le sifflotement reprend et quelques instants plus tard c’est au tout d’Alaïn d’accomplir la même action (moi j’attend encore pour pouvoir filmer un maximum). Alors le chaman se lève et applique rapidement de l alcool sur les vêtements et la tête de Martin et Alaïn toujours pour embaumer les esprits et récite des sortes de prières protectrices à voix haute. Il se rassoit et sur le même air que le sifflotement se met à chanter toujours en agitant les feuilles de palmier.Il ne s’arrête jamais de chantonner, fume en même temps. 5min plus tard Alaïn se lève pour aller aux toilettes, il vomit. Mon tour arrive, honnêtement je n’ai pas trop d appréhension (à part peut être à l idée de voir un anaconda géant…), je prend le verre qu’il me tend et verse le liquide brun dans ma bouche : beurk, c’est vraiment degeulasse, c’est âpre, très  acide, un goût d’alcool rance qui reste imbiber mon palais.Bon en même temps je vais pas faire la fine bouche(c est vrai que vu la couleur j attendais plus un goût de nutella,chacun sa drogue).Là je m assoie confortablement sur le matelas et j’attend…j’attend…j’attend…j’attend…j’attend…Avec le chant du chaman je serai presque tenté de m’endormir(on se refait pas).J’essai de savoir si il se passe quelque chose pour Martin qui me répond : « concentre toi ! ».Bon ok mais je fais que ça, à intervalle régulier je ferme très fort les yeux pour tenter d apercevoir quelque chose mais nada de nada ! Et puis soudain je me sens pas très bien, la sensation de tanguer sur une barque, sensation d’une grosse cuite en fait, la nausée avec.Jai beaucoup de mal à me lever pour aller jusqu’aux toilettes.Et là quand j’y parviens, c’est le drame : vomito…Et c’est à cet instant que j’ai sans doute l’une des rares vison de cette expérience : un visage au sourire mesquin apparaît dans la cuvette des w.c.Super…Je retourne m’asseoir ou plutôt m’ allonger(elle tangue trop cette chambre). J’essai de me concentre malgré la nausée toujours présente.Un instant je crois voir Paco le perroquet qui me répète « holà holà », tu parles d’une vison révélatrice !!!Le temps passe (la cérémonie dure 3heures), mais j’ai perdu tout espoir d’une quelconque vision céleste. Martin Alain et le chaman commencent à parler de ce qu ils ont vu.  Je me tais donc et j écoute vu que je n ai rien à raconter. Enfin selon le chaman si je n ai rien vu c est que l ayahuaska n a pas réussit a prendre le dessus sur mon esprit trop fort.C’est cela oui ! Alain n a pas la réponse pour sa femme, mais il a vu beaucoup d autres choses, pas toujours positives comme son corps recouvert de sang, mais aussi chose troublante une figure blanche, comme la figure d un ange au dessus de la tête de Martin. Or la soeur de Shisir au Népal lui avait dit exactement la même chose. Il faut bien finir par avouer qu il y des choses qui ne s expliquent pas. Martin lui a vu l’anaconda tant attendu, mais aussi Marie sa petite sœur, pleins de pots, et puis comme une cite d or qui se trouverait sous l Amazonie…Bien bien moi je vais aller me coucher et voir si rêves ou cauchemars m apportent autant de visions trépidantes ! Pendant que je cherche desesperement le sommeil résonne encore dans ma tête le sifflement lancinant du chaman…

 

 

 

 LA MAISON DU BONHEUR 

Après l Amazonie et un petit détour par Lima, nous voici sur la côte nord du pays à Trujillo. Nous sommes accueillit chez Baptiste et Maria, un couple franco péruvien. Comme pour notre famille du Népal nous devions rester 2jours chez eux, finalement nous y passerons un peu plus de deux semaines. Il faut dire que dans cette maison un grand événement est attendu : une petite Thaïs doit voir le jour d’un moment à l autre. J ai souvent les yeux rives sur ce ventre rond qui ondule parfois pendant de longues minutes. Dire que là dedans il y a la vie, une vision d éternité…Cela me fascine. Maria est magnifique, de son visage transparaît tout le bonheur qu’elle ressent de porter en elle ce petit être. Le papa aussi est ravie bien qu un peu plus stresse. Il faut dire qu un accouchement au Pérou cela peut être assez périlleux. La petite sœur de Maria par exemple est née à l hôpital entre deux personnes qui avaient le cholera. Là du coup ils ont choisi une clinique privée, mais la péridurale n est pas encore monnaie courante. Et puis ici que se soit au sein de la famille ou bien dans la rue chacun y va de son anecdote sur l accouchement, et c’est très rarement rassurant…On leur dit aussi souvent que cela va être un garçon a cause de la forme du ventre de Maria alors que l échographie montre clairement que c est une fille !

Et puis « la maison du bonheur » c est aussi Pedro et sa maman. Un matin, il y a bientôt 2ans de cela, Maria va faire des courses à la petite épicerie en face de chez elle, trouve une femme en pleurs sur le trottoir d en face. Elle l accueille chez elle pour essayer de la calmer. Isabelle lui raconte alors qu elle était employée de maison chez une famille de Trujillo où elle vivait également avec son fils de 3ans.Elle nettoyait aussi leur bar-bordel le reste de la journee.C est dans cet environnement que le petit Pedro grandit, son père étant quasiment absent. Et puis un jour le singe que possède la famille agresse Isabelle, elle se défend, et pour cela elle se fait virer. Un animal est plus important pour eux qu un être humain.voila, maintenant elle se retrouve a la rue avec son petit garçon. Maria et Baptiste lui proposent alors de rester. La maison est grande, il y a bien de la place pour quatre ! Par la suite Isabelle retrouve du travail comme cuisinière (c est un vrai cordon bleu) a cote de la maison. Depuis ce jour  ils vivent donc tous les 4 : une vrai famille. D ailleurs Baptiste me confiera plus tard « Thaïs et Pedro c est la même histoire d amour ».La relation qui les uni ma profondément ému, quelque chose d indéfectible de profond de beau tout simplement. Je dis souvent que ce voyage redonne foi en l humanité et Baptiste et Maria en sont pour moi un exemple criant. Oui il existe encore des gens profondément généreux, des gens près à donner beaucoup d eux-mêmes pour aider les autres. Y a t il beaucoup de personnes chez nous qui auraient fait ce qu ils ont fait ? Je l espère au fond de moi…

Les journées filent sans que l on s en aperçoive vraiment. On adore passer du temps avec Pedro, c est un petit garçon très intelligent et très drôle aussi ! Il m aide a faire des cookies (et mange les ¾ du chocolat au passage !) pour Maria qui a de grosses envies de sucre ; Martin (que Pedro appelle « joven Martin ») l aide a faire ses devoirs et lui apprend à jouer aux dominos, il aime aussi beaucoup que je le filme et puis ensuite se regarder dans la camera…Le soir j aime bien cuisiner pour tout le monde(et oui qui l aurait cru, décidément ce voyage m aura vraiment transforme !), et il parait que je suis pas si mauvaise !Et puis papoter de tout et de rien et surtout de Thaïs qui se fait attendre,jusqu a ce que le sommeil est raison de nous.

 Puis, 5 jours après le délais prévu de l accouchement Maria a de très fortes contractions mais pas assez proches pour qu on l emmène a la clinique, le médecin dit d attendre encore. Je la revoie allongée sur son lit  à se mordre les doigts de douleur, isabelle et Baptiste essayant de l apaiser par ds massages au menthol. Avec Martin on se sent impuissant, on ne peut rien faire pour l aider.

Thaïs naîtra le lendemain vers midi, mais par césarienne. Nous allons la voir a l hôpital alors qu elle a a peine 24 heures. Maria me propose de la porter : un petit bout de vie dans mes bras, je tente de contenir mon émotion. C est vrai qu elle est encore minuscule mais elle a vraiment les traits de sa maman (c est ce que Baptiste espérait) et les yeux bleus de son papa.

A son arrivée a la maison Pedro l appellera de suite « hermanita » (petite sœur). Tout le monde avait peur qu il y ai un peu de jalousie, mais je les imagine déjà jouer ensemble et se chamailler…

Ils sont si beaux tous les 5, qu on resterai la juste a contempler leur bonheur, mais nous devons partir malgré le cœur qui se serre un peu.

Juste avant de prendre la bus pour l Equateur j ai demande a baptiste qu elle était son rêve : « mon rêve il vient de passer, mon rêve c était ça d avoir un enfant, pour moi c est la plus belle chose du monde, et Mais j ai aussi un rêve pour le futur, ce serai que Pedro puisse accomplir les siens, qu il maintenant on va le vivre tous ensemble. Mais j ai aussi un rêve pour le futur, ce serai que Pedro puisse accomplir les siens, qu il devienne ce qu il a envie de devenir : ingénieur, plombier, prof… Qu il puisse faire ce dont il a envie, parce qu ici au Pérou ce n est pas toujours facile… ».

PS : le rêve de Pedro est que sa mère ait trois vies, et aussi d avoir je cite : « une bicyclette à moteur ».

 

 

 

 

 

post Bolivie - Pérou - Bolivie - Pérou

12 mai 2008

Classé dans : Non classé — karine @ 23:21

Bon ça faisait un petit bout de temps qu’ on n’ avait pas écrit.

Nous avons rejoint les parents de Karine à Cuzco, sur le chemin depuis Lima on peut admirer le lac Titi Caca, mais pour cela il faut prendre un siège côté gauche dans le bus… et le soleil tape fort du même côté, mais le paysage est si bleu…

Puis le Machu Picchu et son levé de soleil. Ses lamas qui font de toutes ces couleurs un pays enchanté. Sa petite montagne qui ne donne à une journée entière qu’une petite faim, l’envie de s’assoir sur ses herbes grasses à l’ombre d’un feuillu pour deguster un magnifique saussisson villefranchois et un paté Revelois… le meilleur de ma vie.

Puis de retour vers la Bolivie, on s’arrête à une heure de la frontière pour naviguer sur le lac Titi Caca. Flotter sur ses îles de paille où vivent des familles entières, et manger sur l’île Taquile où reigne la rigueur d’un régime communiste, et un sentiment de paix incroyable. 

Après une nuit de train, nous voilà à Uyuni d’où nous partons en 4×4 pendant 4 jours juste pour le plaisir des yeux. Des Lagunes verts turquoises, peuplées de roses flammants, colorées à n’en plus savoir leurs noms. Des deserts Daliens, un arbre et un condor de pierre, et pour finir le salar. Le plus grand au monde, une étendue si grande et si blanche qu’elle donne aux montagnes qui le bordent un air de mirage. Là aussi un levé de soleil bleu roi, des cactus et des herbes mortes, l’île au poisson et une chambre de sel.

Vite jusqu’à Ariquepa au Pérou pour déguster la douce chair d’un pauvre petit cochon d’inde, si douce soit-elle… Peut-être un peu trop bleue dans mon assiette.

Et à Ica ce sont des dunes de sable et une oasis comme tout droit sorti d’Afrique du nord qui nous ont acceuilli. Un peu de sandboard et de buggy dans les dunes à toute allure pour l’adrénaline.

A l’hôtel un petit singe qui adorait déguster la douce salive de Karine, s’amusait aussi à prendre son élan pour me sauter dessus et me mordiller les mains et les doigts. Quel plaisir de jouer avec ce petit être dont seulement 2 pourcents de gènes nous séparent.

On s’est fait procurer un laisser passer pour Michel, le père de Karine, aussi vite qu’on s’est fait dérober son sac à dos dans le bus entre Ica et Lima.

Nous voilà à nouveau seuls, dans le grand appartement de deux mexicains. Dominant la belle plage du quartier de Miraflores dans cette immense capitale qu’est Lima. Canapé et TV5 MONDE avant une semaine au coeur de l’Amazonie. On va essayer de conserver les 2 seins de Karine…

post Un brin de bolivie

18 avril 2008

Classé dans : Non classé — karine @ 20:04

Bonjour à tous,

 

Je vous écris de Potosi, l’une des plus grande ville de  Bolivie, mais aussi l une des plus haute du monde, où je viens sans doute de vivre l’un des moments les plus dur de notre périple. C’était il y a juste quelques heures mais je  ressens le besoin urgent de témoigner de ce que nous venons de vivre.

 

Depuis le temps de la colonisation la ville est connue pour ses mines d’argent, une ressource incroyable, mais qui commence à s’épuiser. Des agences permettent aux touristes de visiter la mine. Nous avions donc pris rendez vous pour ce matin. A vrai dire je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre, dans ma tête flottait quelques lignes et quelques images de Germinal, mais bon ce n était plus vraiment d actualité…

La matinée a commencé dans une bonne humeur générale. Les guides étaient supers marrants et on trouvait presque amusant de se retrouver habillé de haut en bas comme des mineurs (casques à loupiotte, vestes, pantalons, et grandes bottes).

Puis nous nous sommes rendus au marché des mineurs. Un lieu où chaque matin ils viennent acheter ce dont ils ont besoin pour la journée. Il y a de l eau des sodas, de la dynamite, mais aussi des feuilles de coca. La coca est la seule chose qu ils pourront manger ou plutôt mastiquer durant toute leur journée de travail, car la poussière trop importante dans la mine

leur interdit d ingurgiter des aliments solides. Ils travaillent de 8 a 12heures par jour.

 

Nous avons acheté des boissons et des feuilles de coca à leur donner, puis nous nous sommes rendus à la raffinerie où Raymundo notre guide nous a expliqué le processus de traitement des minéraux.. Raymundo a été mineur pendant deux ans avant de devenir guide.

 

Nous sommes entrés dans la mine. Au début il fait plutôt froid, on sent directement que l’air est saturé, on respire difficilement, on est guidé par le petit scintillement de nos lampes,mais on est encore debout. Après quelques minutes de marche on descend de plusieurs mètres, les passages deviennent  très étroits, la chaleur s intensifie. Un sentiment de claustrophobie  s’installe doucement mais je ne veux pas ressortir.

 

On parvient au premier lieu de travail. A l’aide de pelles deux mineurs chargent des kg de roches dans des sacs de cuirs qu ils envoient ensuite par un système de  poulies au niveau supérieur. Ils doivent avoir pas loin de 40ans mais ils en font déjà cinquante (l’espérance de vie de ces travailleurs est d’à peine 45ans). Ils travaillent sans aucune protection, alors que nous avons tous les visages recouverts de bandanas tant l’air est irrespirable. Ils ne s’arrêtent pas une seconde même quand Raymundo leur propose de boire ce qu on a apporté. Il faut préciser que ce qu’ils gagnent est proportionnel à leur rendement. Martin et d’autres garçons du groupe tentent de les aider. Au bout de cinq minutes ils doivent s’arrêter, ils n ont plus de souffle. Je me suis mise sur le coté pour pouvoir filmer. C’était un peu une folie d’emporter la camera, mais la vrai folie était pour sûr celle que j’étais en train de filmer.

Un wagon arrive à l endroit où l’on se trouve, ceux sont deux jeunes garçons qui le tirent. La charge est énorme, ils peinent à la renverser. Je zoome sur l un des deux garçons. Son visage est très jeune, il doit avoir 14 ans. Mes mains se crispent un peu plus sur la camera…

 

On repart toujours en se faufilant dans des galeries étroites et profondes. A un moment il y a si peu d espace que l’on doit ramper a plat ventre contre le sol de pierre. En fait on ne se relève pas. C’est là que travaille trois garçons complètement couchés contre la roche qu ils martèlent à intervalle régulier. C’est si étroit que l’on doit se faufiler un par un pour apercevoir leur travail, on peu a peine lever la tête. L’un deux s’appelle Felix il a 18ans, il travaille depuis 4ans dans la mine. Avec l’aide de Raymundo je parviens a sortir la camera de mon sac et à plat ventre, la camera a bout de bras j essai de les filmer. Seules leurs bottes dépassent du trou, me parvient toujours le bruit incessant de leur piolet. On leur fait passer des feuilles de coca et de la dynamite. Je ne vois que leurs mains. Et puis quand je décide de repartir je vois un visage apparaître. J’ai juste le temps de lui dire « adios ». Déjà je sens les larmes qui me monter aux yeux. Raymundo me demande si ça va, puis me dit : « c est dur hein ? ».

J ai envie de lui demander comment il a pu tenir pendant 2ans dans cette mine ? Et ceux qui y passent toute leur vie ?comment font ces gamins pour ne pas devenir fous toute le journée dans cette obscurité coincés entre 2 parois ? Comment c’est possible tt ça ? Mais je ne lui demanderai pas. J’ai  la gorge bien trop nouée, et puis je crois qu’on se pose ces questions quand on est né du  bon côte de la barrière, par ce qu’on a la possibilité de se les poser. Par ce qu’on a le choix.

 

 Au fond il n y a pas vraiment de réponse a tt ça. Ou si il y en a une elle serait celle ci:

 Ici plus que vivre il faut pouvoir survivre.

  

Le rêve de Raymundo est que ses deux  enfants aient une plus belle vie que la sienne…

 

post Une semaine à Buenos Aires

28 mars 2008

Classé dans : Non classé — karine @ 17:04

Après 24heures de bus depuis Valparaiso dont une ou deux à la frontière, nous sommes par un heureux hazard tombé sur cet hotel plus que bien placé dans le quartier de San Telmo.

On y croise du monde, des voyageurs de toutes générations, langues… on avait un peu oublié ça à force de voyager avec couchsurfing.

Après un samedi silencieux, on a eut la bonne surprise d’un dimanche et lundi de Pâques très jovial et musical dans les rues de notre quartier.

Une dent en moins le matin du mardi pour moi. Quelle histoire cet hopital… en en sortant j’étais plus énervé “qu’endolorisé”!! Grâce aux bons conseils de  Papanou, rien ne s’infecte.

On regarde les séries que Pepito nous a passé, on se balade dans les rues commerçantes, on fait la sieste dans un jardin botanique, on chate sur msn avec les copains… merci a eux.

ps: ici il y a une mafia qui achéte les pièces en gros aux chauffeurs de bus(dans lesquels on ne peut payer qu’en pièces) et après avoir bloqué l’économie par manque de monnaie, elle revend ces pièces aux petits commerçants avec 5 pourcents d’intérêt. Il faut dire aussi que lors de la crise monnaitaire il y a 7 ans, le métal des pièces avait plus de valeur que leur valeur monnétaire, donc tout le monde les fondait… première cause de manque de monnaie dans ce pays.

Ce que je garderai de Buenos Aires avant les images ce sont peut être les odeurs et les bruits:

le bruit du vieux parquet qui craque sous nos pas à l’hôtel et sous les talons aiguisés des danseurs de tango,

 l’odeur poussièreuse de notre chambre et des rues encombrées du centre ville ,

la musique des accordeons des violons des pianos qui emplie les ruelles et la place de San Telmo retardant le sommeil jusqu’à tard dans la nuit,

l’odeur alléchante de la viande grillé et des sucreries dans les papillotes de couleurs,

le goût rafraichissant des glaces à la nate à 2pesos,

le bruit des corps qui se frolent et s’entrechoquent au rythme de la danse:celle du tango, celle de la ville , celle de Buenos Aires…

post Au pays des Hobbits

16 mars 2008

Classé dans : Non classé — karine @ 8:12

Nous avons exploré les deux îles de ce pays en deux semaines seulement.

Nos finances ne nous permettant malheureusement pas de s’attarder sur ces si belles îles océaniennes.

Alors très brièvement, je décrirais la Nouvelle Zéalande comme un pays très vert, colineux, montagneux, moutonneux, vacheux,parfois ensablé, envagué et même enchanté. Il y fait très bon vivre et même s’y installer selon les dires de toutes nos rencontres. les salaires sont hauts, et tout ferme à 17h, après c’est détente.Contre toute attente la musique première est le reggae et s’il y a deux mots a retenir de la bouche des néos il s’agirait de “awesome” et “cool”.

Nous nous sommes bien organisé pour ne pas dormir à l’hotel, toujours grâce à “couchsurfing.com”, et nous sommes donc passé de maisons de rêves en maison de merveilles.Un coup sur la plage de Gisborne, un coup surplombant Wellington, avec des jeunes désordonnés comme avec des familles coussinées.

Puis la cerise sur le gâteau, dernier week end en famille avec Manu et Julie, achat du van le samedi sur la route de Raglan. Surf, plage, road trip ensoleillé, barbecue et nuit sur le parking, bonbons, bierres.

Perso de penser à la nouvelle zéalande j’ai des frissons. Si il y a moyen de trouver un taf ici l’an prochain c’est oui direct… et vous n’hésitez surtout pas. 

En attendant de croiser de plus beaux coins de paradis, voila sur cette adresse une vision des français par les jeunes néos Zealandais dans une série très fameuse ici: http://www.youtube.com/watch?v=FUVagbFcSUU 

Hasta siempre… euh… non…  

ruldrurd
Page suivante »